Payer moins

Toutes les aides pour payer un EHPAD

La facture affichée fait peur. Mais entre les aides à la dépendance, à l’hébergement, au logement et la réduction d’impôt, le reste à charge réel est presque toujours plus bas. Voici les quatre dispositifs, dans l’ordre où il faut les activer.

Mis à jour le 15 juillet 2026 · 3 min de lecture

Aucune de ces aides n’est automatique : il faut les demander. Prises ensemble, elles peuvent retrancher plusieurs centaines d’euros par mois. On les prend une par une.

1. L’APA — pour la part dépendance

L’Allocation personnalisée d’autonomie prend en charge une partie du tarif dépendance (celui qui s’ajoute à l’hébergement selon le GIR). Elle est versée par le département, sans condition de ressources pour y avoir droit — mais le montant dépend des revenus. Pour un résident aux revenus modestes, l’APA peut couvrir la quasi-totalité de la part dépendance au-dessus du talon. Détail du calcul de l’APA.

2. La réduction d’impôt de 25 % — pour tous les foyers imposables

Les dépenses d’hébergement et de dépendance ouvrent droit à une réduction d’impôt de 25 %, dans la limite de 10 000 € de dépenses par an et par personne hébergée. Soit jusqu’à 2 500 € par an, environ 208 € par mois. Elle bénéficie à tout foyer qui paie de l’impôt sur le revenu, sans condition de dépendance. Comment ça marche exactement.

3. L’ASH — quand les revenus ne suffisent pas

L’Aide sociale à l’hébergement intervient quand les ressources du résident ne couvrent pas le tarif hébergement. Le département avance la différence — mais seulement dans les établissements habilités à l’aide sociale, soit 4 746 des 5 754 EHPAD de notre base (82 %). Attention : elle est récupérable sur la succession et mobilise l’obligation alimentaire des enfants. Tout sur l’ASH.

4. Les aides au logement (APL / ALS)

Si l’établissement est conventionné, le résident peut percevoir l’APL ; sinon, l’ALS. Le montant dépend des ressources et du tarif. Ces aides se cumulent avec les précédentes et se demandent auprès de la CAF.

Combien ça change, concrètement ?

Pour un EHPAD au tarif médian et un résident en GIR 1-2, la facture brute tourne autour de 2 890 €/mois. Après APA et réduction d’impôt, le reste à charge d’un foyer modeste imposable peut descendre autour de 2 200 €/mois — sans même compter l’ASH. On déroule ce calcul étape par étape dans le guide Calculer le reste à charge réel.

Faire le point sur les aides mobilisables

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Questions fréquentes

Quelles aides pour payer une maison de retraite ?
Quatre principales : l’APA pour la part dépendance, la réduction d’impôt de 25 % (jusqu’à 2 500 €/an) pour les foyers imposables, l’aide sociale à l’hébergement (ASH) pour les revenus insuffisants dans les établissements habilités, et les aides au logement (APL ou ALS) de la CAF.
Ces aides sont-elles cumulables ?
Oui. APA, réduction d’impôt et aides au logement se cumulent. L’ASH vient compléter en dernier recours quand le reste à charge dépasse encore les ressources du résident et de ses obligés alimentaires.
Faut-il des revenus faibles pour être aidé ?
Non pour toutes. L’APA et la réduction d’impôt ne sont pas réservées aux petits revenus (leur montant varie selon les ressources). L’ASH et les aides au logement, elles, ciblent les ressources modestes.

Sources & vérification

Contenu vérifié le 15 juillet 2026. Chiffres issus de nos données et des sources officielles ci-dessous.

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